Dans le cadre de leur séquence d’étude « Ars dicendi, sur les pas de Cicéron », les latinistes de Première ont rencontré, le 16 mars dernier, Maître Nkoghe, avocat partenaire de la ligue des droits de l’Homme de Brest, initiatrice du concours de plaidoiries auquel participent les élèves cette année encore.
D’emblée, Maître Nkoghe a rappelé que « ce qui nous connecte aux autres, c’est le langage : celui des mots, et celui du corps », soulignant l’importance d’une parole incarnée. Insistant sur la rigueur, il a mis en garde : « Quand vous faites les choses de façon hasardeuse, le résultat sera hasardeux », avant de préciser l’enjeu véritable : « Arracher le destinataire à ses certitudes ».
Avec des formules marquantes — « L’éloquence, c’est le chocolat qui enrobe le discours » ou encore « le but, c’est d’avoir de l’effet » — Maître Nkoghe a invité les élèves à penser la parole comme un outil d’impact, exigeant adaptation (« Avoir les mots, c’est être adaptable ») et lucidité (« Le cerveau humain […] n’est pas toujours votre ami »).
Une rencontre (trop !) brève, mais précieuse, au croisement de l’Antiquité et du monde contemporain.
